Une campagne parfum doit donner envie de sentir quelque chose qu'on ne peut pas sentir à travers un écran. Pendant longtemps, la contrainte venait de la production : un décor, une lumière, un budget. Avec l'IA générative, cette contrainte s'efface en grande partie. Il en reste deux, plus exigeantes : choisir le bon monde pour le parfum, et reproduire le flacon fidèlement d'une image à l'autre.

Notre méthode tient en cinq étapes. Nous l'illustrons avec notre projet Loewe 001 Man.

1. Ce que la marque nous envoie

Tout commence par trois éléments.

  • Le flacon. Des packshots nets sous plusieurs angles, les fichiers de l'étiquette et du logo. C'est la référence à laquelle chaque image sera comparée.
  • Le brief. Le positionnement, la cible, le calendrier de lancement, les usages prévus (réseaux, site, boutique, presse) et les images à éviter.
  • La composition. Les notes de tête, de cœur et de fond, et la façon dont la marque parle du parfum. C'est la matière première de la direction artistique.

Un brief précis sur les usages évite beaucoup d'allers-retours : on ne cadre pas de la même façon pour une story verticale et pour une double page.

2. Lire le parfum avant de créer l'image

Avant de produire la moindre image, nous traduisons le parfum en décisions visuelles : des matières, une température de lumière, une palette, un rythme. Une note fraîche peut devenir une lumière froide ; une note chaude, une matière qu'on a envie de toucher. Un boisé sec n'appelle pas le même bois qu'un boisé fumé.

Pour 001 Man, le point de départ était un contraste entre douceur et nature brute. Nous l'avons traduit en couples de matières : pétales contre épines, pierre brute contre verre clair, bois patiné contre étiquette nette. Ces couples ont ensuite guidé chaque image de la série.

3. Trois directions créatives

Nous répondons au brief par trois directions, ni plus ni moins. Une seule enfermerait la marque dans notre premier réflexe ; au-delà de trois, le choix devient flou.

Chaque direction est une intention : un texte court qui dit ce que l'image raconte, et quelques images qui montrent le monde, la lumière et la place du flacon. Les trois doivent être vraiment différentes. Pour un même parfum, on peut par exemple imaginer une direction minérale, une direction végétale et une direction architecturale.

La marque choisit une direction et nous envoie un retour consolidé. C'est l'étape où l'on gagne le plus de temps : tout ce qui est décidé ici n'aura pas à être corrigé plus tard.

4. Une première série de 8 à 10 stills

Une fois la direction validée, nous produisons une première série de huit à dix images. Une série plutôt qu'une image isolée, parce qu'une campagne vit sur plusieurs supports et doit rester cohérente : même lumière, même palette, même grammaire de cadrage.

C'est aussi l'étape où se joue la fidélité du produit. Les modèles d'image peuvent encore arrondir un angle de flacon, changer la teinte d'un bouchon, simplifier une étiquette ou inverser une lettre. Nous comparons chaque image aux packshots : silhouette, bouchon, étiquette, logo, transparence du verre. Ce qui ne correspond pas est corrigé avant que la marque ne voie la série.

La marque examine toute la série et envoie ses retours en une fois. Des retours groupés donnent une série homogène ; des retours image par image donnent souvent une série qui se défait.

5. Affiner, décliner, animer

La dernière étape transforme la série validée en campagne prête à diffuser.

  • Affinage. Retouches de détail, cohérence de la lumière d'une image à l'autre, textes exacts sur le flacon.
  • Déclinaisons. Les formats prévus dans le brief : vertical pour les stories, 4:5 pour le feed, horizontal pour le site ou la presse.
  • Animation, en option. Les stills peuvent devenir un court film ou une boucle pour les réseaux et les écrans en boutique. Comme le film part d'images déjà validées, il garde le même regard que la série. Nous en parlons sur notre page films produit IA.

Ce qu'il faut préparer côté marque

Pour démarrer vite, voici ce que nous demandons en général :

  • des packshots haute définition du flacon, sous plusieurs angles ;
  • les fichiers de l'étiquette et du logo ;
  • la pyramide olfactive et le discours de la marque sur le parfum ;
  • les formats et les supports prévus ;
  • les références à éviter, autant que celles qui inspirent ;
  • la date de lancement.

Ce que l'IA ne remplace pas

L'IA est idéale pour les mondes impossibles ou trop coûteux à construire : une échelle irréelle, un lieu imaginaire, une matière qui n'existe pas. Elle ne remplace pas tout. Si la campagne repose sur un visage réel ou doit montrer un lieu réel tel qu'il est, le shooting reste le bon outil.

Les deux se combinent bien : une série de stills peut servir de pré-visualisation et fixer la lumière, les décors et les cadrages avant le jour du shooting. C'est l'objet de notre service de direction artistique IA.

Vous préparez un lancement ? Découvrez nos visuels de campagne IA ou écrivez-nous avec votre flacon et votre calendrier.